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Goma rend les derniers hommages aux victimes des bombardements du camp de déplacés de Mugunga le 3 mai 2024 dernier

Les derniers hommages ont été rendus aux 35 victimes ayant perdu la vie lors des bombardements du camp de déplacés de Mugunga le 3 mai dernier, ce mercredi 15 mai 2024, en ville de Goma. Sur l’esplanade du Stade de l’Unité, choisi comme lieu de l’exposition, plusieurs autorités nationales, provinciales et coutumières ont rendu hommage aux victimes.

« Le président Félix Tshisekedi, lors des élections, nous avait demandé de voter pour lui pour qu’il puisse apporter le changement et restaurer la paix. Mais à notre grande surprise, il est constamment en déplacement, il n’y a aucune paix, le M23 ne cesse de progresser. Nous ne voulons plus voir les dirigeants venir enterrer nos morts, nous voulons les voir venir ramener les déplacés dans leurs villages. Le président de la République doit revoir la manière dont il gère le commandement militaire qui a échoué. Comment un général, aux fronts pendant plus de 6 mois, peut-il échouer à déloger l’ennemi à deux mètres de sa position ? Les militaires souffrent, mais plus de 350 généraux construisent des villas », ont témoigné certains.

Le renforcement de la sécurité avec des éléments de la police nationale était au rendez-vous pour accueillir les différents corps des victimes. Certains membres des familles des victimes présents à cette cérémonie appellent le gouvernement à restaurer la paix dans leur milieu afin qu’ils puissent retourner chez eux. Selon eux, ils sont exposés même dans leurs camps de refuge.

De leur côté, certains activistes des droits humains, réunis au sein des différents mouvements citoyens et groupes de pression, appellent la communauté internationale à agir face à l’agression rwandaise et exhortent le président de la RDC à réaliser sa promesse, celle de restaurer la paix à l’Est de la RDC.

Les corps des victimes ont été acheminés au mémorial de Kibati en territoire de Nyiragongo pour inhumation. Rappelons qu’au 3 mai dernier, 5 bombes sont tombées à Goma et ont fait plus de 30 morts et 37 blessés dans le camp des déplacés de 8ème CEPAC/Lushagala au quartier Mugunga et au lac Vert. Cette cérémonie, présidée par le ministre en charge des médias, a commencé avec retard car il y avait d’abord une autopsie des corps. Les experts venus de Kinshasa voulaient d’abord préciser de quel type de bombe ces citoyens, dont la plupart sont des femmes et des enfants, ont été tués.

Aline Kataliko

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