Le bonobo, est un chimpanzé que l’on ne retrouve nulle part ailleurs au monde qu’en RDC . Cet espèce animal a été célébré samedi 14 février dernier sur la planète. L’un de plus proches parents vivants, partageant environ 98,7 % de ADN humain, il est aujourd’hui classé en danger critique d’extinction par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).
Au-delà de sa ressemblance physique, le bonobo partage 99 % de son patrimoine génétique avec l’humain et affiche des comportements sociaux remarquables. L’empathie, la vie communautaire, ainsi que l’utilisation des rapports sexuels comme mode de résolution pacifique des conflits, caractérisent cette espèce singulière selon plusieurs études scientifiques.
Écologiquement, en tant que frugivore-dispersant, le bonobo joue un rôle clé dans le fonctionnement des écosystèmes forestiers. La dissémination des graines qu’il assure est vitale pour le maintien de la diversité végétale et la régénération des forêts.
Bien que le PNVI (Parc National des Virunga) abrite des gorilles et chimpanzés, les bonobos sont concentrés dans le Bassin du Congo, notamment dans le Parc National de la Salonga. Ce parc est considéré comme le plus grand sanctuaire naturel du bonobo, abritant près de 15 000 individus sur une population globale estimée à environ 20 000, un chiffre malheureusement en constante diminution.
Magloire Mutulwa