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Le savez-vous ? 50 litres d’eau par jour, par personne est une exigence

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Crédit photo : congoforum.be

Chaque citoyen doit utiliser au moins 50 litres d’eau par jour pour qu’on dise qu’on est bien approvisionné en eau.

Cela sera-t-il possible au Nord-Kivu ?

Pour se faire, il faut engager beaucoup d’argent et le gouvernement provincial du Nord-Kivu, lui-même, n’est pas capable de mobiliser ces moyens.

Voilà le résumé des propos du ministre provincial des hydrocarbures Jean RUYANGE à l’occasion du lancement du projet LIFT ce mardi 17 Novembre en ville de Goma. C’est un projet de Mercy  Corps financé par USAID. 

Mercy Corps motive le bien-fondé de ce projet par le fait que le manque d’eau pour l’hygiène et l’assainissement présente une réelle menace pour la population de la province du Nord-Kivu. Mais qu’est-ce qui est prévu concrètement pour remédier à ce problème ?

Charles DEMBELE, représentant du chef de mission Mercy  RDC répond :

« On va travailler sur les existants, les infrastructures que nous avons déjà, qui existent dans les zones périurbaines pour essayer d’améliorer la distribution d’eau.

Rien n’a été identifié pour l’instant. Il s’agit pour nous de travailler ensemble avec toutes les parties prenantes et d’intervenir mais également identifier les infrastructures qui seront améliorées.

Nous allons nous assurer qu’il y ait un suivi et une collaboration étroite avec non seulement le gouvernement provincial mais également toutes les parties prenantes.

Nous n’avons pas à cacher quelque chose. Ce projet est un financement, un don du gouvernement des Etats-Unis, mais également un financement fait pour les populations du Nord et Sud-Kivu.

Ce qui fait que, sans leur participation, il n’y aura pas de réussite. Mais nous vous rassurons qu’avec le suivi qui sera fait, en tout cas, tout sera sur la table et rien ne sera caché. »

De son côté, le ministre provincial de l’hydrocarbure Jean RUYANGE présent à la cérémonie, lui, insiste que dans la sélection des ressources humaines, le projet puisse tenir compte des ressources locales pour que la population puisse s’approprier le projet.

« Pour une étude de stabilité, il faut effectivement des experts, donc des ingénieurs en hydraulique rural, en environnement,… Mais en plus de cette équipe des ingénieurs, elle doit-être accompagnée d’une équipe du gouvernement provincial et des ETDs (entités territoriales décentralisées) concernées, pour qu’on soit sûr que les sources qui sont identifiées, soient effectivement des sources qui puissent satisfaire aux besoins de la population. », fait savoir le ministre Jean RUYANGE.

Signalons que ce projet bénéficie d’un financement de 32 millions de dollars américains pour le Nord et le Sud-Kivu et cela pour une durée de 5 ans. 

Les 6 premiers mois seront consacrés à l’étude de faisabilité. La mise en œuvre ne sera effective qu’après ces 6 mois.

Gisèle BAGHENI

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